Je songe nourrir un fort faible
Pour celle dont la beauté remporte
la victoire de savante nuance
Chacune de ses expirations
Soufflent sur des braises
Pour qu’elles prennent
Sans le regret du remords
J’empoigne au cou
Mon désespoir à secouer
Au lieu de faire les cent pas
Je ronge paisiblement mon frein
Lové à l’ombre de quelqu’un
Y mettant un peu du sien
Pieds nus sur des charbons ardents
De corps trouble son parfum
Me fait longuement baisser les yeux
Je ne suis pas à genoux hélas
certains descendent plus bas
De toutes mes forces néanmoins
Je prie
Qu’elle se réveille et se lève enfin.
Extrait LES ALENTOURS
1997, Écrits des Forges
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