Retour à la Nature

C’est avec le guidon du révolver entre les lèvres

Que tu deviens extrêmement persuasive

La crosse de ce qui reste à dire

Calée dans la paume d’une main


Que les infinis refouloirs sans conclusion

Dégoulinent sans ordre apparent

Des murs de  mon cerveau


Le vent glisse sous la porte

Un délire étriqué danse

Rongé par les accessoires de paresse

Que la lucidité ignore


Que mes lèvres se relâchent

D’une terminale déflagration

Le métal culbute, je bleuis lourdement

Contre le dessus de la table

Du labyrinthe de ma nuit.

97-08

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