ENTENDRE LE JOUR SE LEVER

En expulsant mes muscles des draps

Tous mes tissus s’agglutinent à ses gestes

C’est en vertu de ce cœur qui sans s’en apercevoir bat

Que je me colle la langue au centre de tri du réel

En embuscade aussi j’acclimate mon désir de parler d’elle

À la vitesse un peu gauche de ses jambes

À leur dispersion dévalant d’interminables marches

Aux reflets ensoleillant ses petits renflements

Quand elle disparait sous le rasoir des faisceaux

Si sa peau dans les spirales parvient à cautériser

C’est que je m’habitue aux lésions des slogans

Aux détonations sourdes des idées

À l’étage du dessus pendant ce temps

Mes trous toujours respirent et ce qui tombe

Se jette à l’atmosphère de la page.

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