Dans le sable de son nom

Malgré les scrupules et la rafale de silence
Ils ressentent déjà très très fort
Que ce n’est pas une histoire ordinaire

Sur les vagues en parfaite cadence
Caressant le sable de son nom

Combattant la résistance du nécessaire
Poker face et masque de marbre qui mord
Ils s’étudient en gardant la distance

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Classé dans poésie frontale

Une autre page

Sur les lèvres les mots
D’un futur naufrage
Écrivent une autre page

Après le sang et des cris
Sur l’échelle accrochée
À la prochaine mission

Brûlant feu de vie
Nous remontons armés
De solide intention

Vers la source de la fin
Au sommet d’unité
Autant dire le début

Juste les os et cette peau
Revenue jusqu’ici
D’où elle était partie

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Classé dans poésie frontale

Tribu de Un

Tout est toi, ton film
Moi, le monde et l’univers
Sommes à l’intérieur de toi

Plus les plans défilent
Plus nous sommes pareils

Revenus scindés de l’avenir
Le monde est notre correction

Sans les genoux écorchés
Au cocktail de verre brisé

Sans le feu sur notre rue
Quand la crise crache rouge

Pour que tu mues à point
Au cri des décimés quotidiens

Aussi que tu sues ton saoul
Tu perdras tout, au moins

Faudra que tu pues que
Tu rues dans les brancards

Afin d’atteindre la fission
Telle une tribu de toi et toi

Tout est toi, ton film
Moi, le monde et l’univers
Sommes à l’intérieur de toi

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Classé dans poésie québécoise

Toujours unis

Le coeur éponge sur son passage
Ce qui de nos vies se partage
Sous la contrainte des alentours

Chacun est le produit brute
De l’environnement nécessaire
Pour atteindre le but, mais lequel?

Au défi de notre correction
Texte-moi fuck you
Nous serons toujours unis

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Cette nuit qu’on traverse le pont

Au lèvres d’une crise qui pète
La suite signe son krach à l’aube

Tout  casse dans de la rage pure
Fini d’attendre l’attentat

Le soir on bave au bout d’une laisse
Qui claque comme un constat

Cette nuit qu’on traverse le pont

Cette nuit qu’on traverse le pont

À la prochaine partie d’échec
Dans le désert d’aucun bras

On chante sauvetage aux noyés
Buvant le sang d’une trahison

Embrase-moi la scène de strobe
Avec ton corps sans sa robe

Cette nuit qu’on traverse le pont

Cette nuit qu’on traverse le pont

Sauve-moi ma naufragée
Tatoue mon coeur de ta mission

Sauve-moi ma naufragée
Perce notre âme de ta vision

Cette nuit qu’on traverse le pont

Cette nuit qu’on traverse le pont

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Classé dans poésie frontale

Écrire du soleil

Si j’écrivais des rayons au soleil
Ce serait les passages de clarté
Quand des nuages s’amusent
Avec les contrôles du ciel

Si je gravais la grisaille
De la pluie sans répit
Pour faire se rencontrer
Nos vifs contrastes

Si je traçais mon nom
Dans le sable de ta peau
Vers l’heure du couchant
Dans le vent des palmiers

Si je scriptais les étoiles
Dans la nuit de ton corps
Telle une page toujours blanche
Dans un journal de voyage

Je laisserais le point s’interroger
De notre manque à gagner
Pour rejoindre nos bagages
Oubliés sur le quai.


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Classé dans bloguer, code

Sur tes Doigts

C’est cloué à la coque
De ton vaisseau ensanglanté
Quand ta douleur me broie

Une main sur la bouche
Je m’empêche de dire
Sans effort et sans heurt

Aux obscurs remous
Qui refluent du présent
Pour nous anéantir
Une heure à la fois.

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Classé dans aimer l'amer, écrire, bloguer

Sous un Toit

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Déchiré à toutes pelletées
Éprouvé à grandes brassées
Controuvé vers l’épuisement
Pour me faire perdre mon temps

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Enserclé de tous côtés
Poursuivi par une armée
À genoux dans le gros trafic
Démis de tout mon fric

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis-je serai
Inspiré à tout casser
Affranchi à la vérité
Rongé comme une croute
Avec le cœur en doute

Dans cette ville sous un toit
J’étais je suis je serai
Obligé de m’en foutre
Escaladé tel une poutre
Accroché à un nœud croulant
Ou cloué à un fauteuil roulant.

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Classé dans bloguer, culture

Rapelle-Moi

Si tu as rechuté à fond
Dans la poudre
de perlimpimpim
Et que tu ne sais plus
Vers quel saint te tourner
Si ta Ford Focus te lâche
Entre deux feux
Rappelle-moi

Un seul tonton fera pas le poids

Si ton copain
T’oblige à avorter
Que ta piaule a flambé
Si tu vois aussi
La zone totale
Et l’insanité globale
De ce qui se trame
Rappelle-moi

Un seul tonton fera pas le poids

Si tu manques de thunes
Pour régler la facture
Que ton mec
T’a servi une sale fracture
Si tu veux juste discuter
Rappelle-moi

Un seul tonton fera pas le poids

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Classé dans bloguer, chanson

Comme un citron

Au fleuve dressé

Pour terminer la croix

Dans la terre qui t’assassine

Je souffle mon serment

Dans la cendre rouge

Des années qui s’effritent

Telles les larmes en rengaine

Tes armes me désistent

À l’appel déchiffrant

Nos ultimes inconséquences

Tant de vagues

Se heurtent

Le temps presse

Comme un citron

Son suc tanné

Sur la blessure fraîche.

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Classé dans bloguer, culture, monde

À la porte

Nous irons au bois
D’une manière ou d’une autre
Tu me tiendra la main
Quand les robots
Télédébarqueront
Pour violer notre contrat
Avec la lumière pure
Décapitant le retour
À ma source.

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Classé dans poésie frontale

Égal à Égo

Je déshabille son égo
Derrière la petite école
Je l’examine à blanc
Un millimètre à la fois
Retraçant ses hauts
Vers une chute de reins
Alambiquée de surcroit
Au calcul algébrique
Se superposent des maux
Je renonce à ma trique
Pour transmuter ma Foi
En un revers de futur
Qui s’il se manifeste
C’est qu’il sera
En définitive
Hautement confondant

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Classé dans poésie frontale

Repens-toi

Quand ils ont clamé :

Repens, repens-toi,

Je me demande ce qu’on comprenait,

Quand ils ont crié :

Repens, repens-toi,

Je me demande ce qu’on entendait,

Quand ils ont hurlé :

Repens, mais reprends-toi,

Je me demande ce qu’on espérait.

Quand ils ont balbutié :

Pardonne, pardonne-toi,

Pardon d’avoir cru,

Pardon d’avoir douté,

Je me demande ce qu’on saisissait.

Quand ils ont susurré :

Remets, remets-toi,

Remets ton collier,

Remets ta vie en laisse,

Je me demande ce qu’on percevait.

Quand ils ont chuchoté :

Permets, permets-toi,

Permets-toi le noir,

Permets-toi le blanc,

Je me demande à quoi l’on pensait.

Quand ils ont braillé :

Excuse, excuse-toi,

Excuse-toi pour tes fautes,

Excuse aussi celles des autres,

Je me demande ce qu’on écoutait.

Quand ils ont chanté :

Refais, refais-toi,

Refais-toi un jour,

Refais-toi une nuit,

Je me demande ce qu’on imaginait.

Quand ils ont bramé :

Repens, repens-toi,

Je me demande ce qu’on retardait.

Quand ils ont beuglé :

Repens, repens-toi,

Je me demande ce qu’on prévoyait.

Quand ils ont rugi :

Repens, mais reprends-toi,

Je me demande ce qu’on attendait.

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Classé dans bloguer, chanson, culture

Qui dure

Comme une lune de miel

Qui ne finit plus d’être

Je me tourne vers le ciel

Pour mesurer mes mètres

Dans un débordement lyrique

Je cire mes vers si charmants

À la santé pourtant atypique

De l’avenir qui sera contondant

À la vérité je déchante

Dans ma solitude pathétique

Pour m’initier au vent qui vente

Fort dans ma Tour poétique

Je suis souvent ému

À l’idée de l’amour qui dure

Malgré les mains tordues

Dans le four de mon armure.

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Classé dans poésie frontale

Pas la Peine qui Manque

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
À insuffler aux vertiges
Que je m’inflige
Pour que l’on m’aime
Un peu quand même
Pas la peine
D’en remettre sur le feu
De mes lamentations

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
Aux dimanches sans cloches
Des hôtels d’infortune
À la déprime funeste
D’une semaine morte
Pas la peine
D’en écrire l’épitaphe
Sur la pierre de ma porte

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
À nos caresses d’automates
Gercées sur tes lèvres
Tel le placebo inculte
De notre lutte en larmes
Pas la peine
De s’embrasser au revoir
Mégot écrasé sur le trottoir

C’est pas la peine
Pas la peine qui manque
Dans la mêlée qui hurle
Sur des rêves en pleurs
Aux réservoirs qui brûlent
Les dernières filles en fleur

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